Archive de la catégorie ‘Economie’

De la dette, par le Front de Gauche

Jeudi 11 août 2011

http://www.dailymotion.com/video/xkhlgq_jean-luc-melenchon-les-4-verites-11-aout-2011_news

Le candidat « socialiste » Hollande à propos de la dette

Lundi 8 août 2011

http://www.dailymotion.com/video/xh26ks_francois-hollande-et-la-dette-publique-accablant_news« 

Vive la retraite !

Mercredi 8 septembre 2010

http://www.dailymotion.com/swf/video/xeeo9h_vive-les-retraites_fun?additionalInfos=0

Ce spectacle pédagogique est issu du très bon ouvrage de Bernard Friot intitulé « L’Enjeu des Retraites » publié aux Editions La Dispute. A lire impérativement. Cela décoiffe !

Le dépeçage d’EDF continue !

Dimanche 16 mai 2010

Le gouvernement présentera très prochainement, un projet de loi sur la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité (NOME). Ce projet de loi vise à répondre favorablement aux injonctions de la Commission Européenne pour établir en France un marché de l’électricité plus concurrentiel qu’il ne l’est actuellement.

Pour satisfaire l’Union Européenne, le gouvernement veut contraindre légalement l’opérateur historique à rétrocéder à des entreprises concurrentes une partie très importante de sa production à prix coûtant. Ainsi « Electricité De France est tenu de conclure des contrats de vente d’électricité, à des conditions représentatives des conditions économiques de production de l’électricité par ses centrales nucléaires situées sur le territoire national avec les fournisseurs d’électricité qui en font la demande. » Le volume global maximum pourra être 120 térawattheures soit environ le quart de la production totale d’EDF.

Les prévisions faites par les services de l’état dans les études sur les coûts de référence montrent que la production de base dont le MWh est le moins cher est celle du nucléaire, dont la valeur varie de 30 à 55 € le MWh, suivant que l’on prend comme référence les centrales existantes ou le nouvel EPR. Cette proposition si elle était votée, donnerait aux bénéficiaires des contrats une manne financière considérable. Le MWh étant vendu au consommateur d’électricité en France de l’ordre de 78 €, c’est un cadeau de plus de 2 milliard d’€ par an que l’Etat s’apprête à faire aux compagnies privées concurrentes alors qu’elles n’auront fait aucun investissement. C’est également un marché concurrentiel purement artificiel qui attirera des traders français mais également étrangers qui seront séduits par des bénéfices qu’ils n’auront nullement l’intention d’investir dans des unités de production, et qui feront leur profit en revendant l’électricité achetée à bas coût en France pour la revendre principalement à l’étranger avec un bénéfice maximum. C’est surtout, pour EDF, une diminution de sa capacité financière à un moment où il doit faire de nombreux investissements pour assurer la transition énergétique imposée par la raréfaction des ressources pétrolières et gazières, l’augmentation de la consommation d’électrique, ainsi qu’à terme le renouvellement de ses centrales.

Ce projet, s’il était adopté dans sa forme actuelle, est très dangereux, car il remet en cause la capacité à satisfaire dans l’avenir les besoins énergétiques de notre pays et les conséquences sur les prix ne se feront pas attendre. Car comme l’a dit Marcel Boiteux ancien directeur d’EDF, il ne s’agit donc plus, comme on pouvait le croire initialement, d’ouvrir la concurrence pour faire baisser les prix, mais d’élever les prix pour permettre la concurrence.

Article de Gérard Pierre, professeur émérite de physique à l’Université de Bourgogne,

président de la section Bourgogne de « Sauvons le Climat), publié sur le site de l’UFAL.

LECLERC, C’EST PARTOUT PAS NET

Samedi 15 mai 2010

http://www.dailymotion.com/swf/video/xdb4g5_licenciement-abusif-chez-leclerc-a_news

Face à la crise, les pistes d’une autre politique !

Vendredi 14 mai 2010

http://www.dailymotion.com/swf/video/xday9w_j-genereux-l-esprit-de-munich-a-env_news

SUR LE PARTAGE DES RICHESSES

Vendredi 14 mai 2010

Tribune parue dans Le Monde du 11 mai 2010

Déficit des retraites ou crise de l’euro : tout revient à la question de la prédation croissante que la finance opère au détriment du travail sur la richesse produite. L’appauvrissement des Etats, comme des particuliers, et les dettes qui en résultent n’ont pas d’autre origine ! C’est cette réalité que Jean Peyrelevade couvre d’opprobre : « Démagogie », « mensonge », « réalité travestie » (Le Monde du 28 avril).

Le constat est pourtant établi avant même le déclenchement de la crise. Dans un entretien au Financial Times (septembre 2007), Alan Greenspan, l’ex-président de la Réserve fédérale américaine, observait lui aussi cette « caractéristique très étrange » du capitalisme contemporain : « La part des salaires dans le revenu national aux Etats-Unis et dans d’autres pays développés atteint un niveau exceptionnellement bas selon les normes historiques. »

De son côté, la Banque des règlements internationaux qui regroupe les banquiers centraux de la planète notait en juillet 2007 : « La part des profits est inhabituellement élevée et la part des salaires inhabituellement basse. L’amplitude de cette évolution et l’éventail des pays concernés n’ont pas de précédent dans les 45 dernières années. » La Commission européenne, elle, a calculé, dans un rapport de 2007, que la part des salaires dans l’ensemble de l’économie française est passée de 66,5 % en 1982 à 57,2 % en 2006, soit une baisse de 9,3 points de la richesse totale du pays. Alors ? Tous menteurs et démagogues ?

Ce partage injuste de la richesse est stable depuis vingt ans, comme le note M. Peyrelevade. C’est précisément parce que la révolution néolibérale a permis pendant tout ce temps au capital d’accroître sa ponction sur les salariés à mesure qu’ils produisaient davantage et moins cher ! Car le décrochage est bien plus fort : en 1982, salariés et chômeurs représentaient 84 % de la population active et se partageaient 66,5 % de la richesse, selon les chiffres de la Commission européenne ; ils constituent aujourd’hui 92 % des actifs, mais ne perçoivent plus que 57 % des richesses. Non seulement la part des travailleurs s’est réduite, mais elle est divisée entre davantage de salariés !

Cet appauvrissement du travail est odieux, car, depuis 1982, la richesse créée par actif a augmenté de 30 %. Ces fabuleux gains de productivité réalisés par les travailleurs ont été largement accaparés par le capital : dans les années 1980, 2 points de PIB par an étaient redistribués aux salariés ; depuis les années 1990, le ratio est tombé à 0,7 point de PIB par an !

Enfin, M. Peyrelevade nous accuse de nous référer à la meilleure année de partage pour les travailleurs, en 1982. Hélas pour lui, notre constat est toujours vérifié quand on fait des moyennes par décennie : la part du travail est passée de 74,08 % pour 1974-1984 à 67,54 % pour 1997-2007. Soit 6,5 points de richesse perdus par les salariés. Selon que l’on calcule par rapport au pic de 1982 ou en moyenne par décennie, la part perdue par le travail représente aujourd’hui entre 80 et 170 milliards d’euros par an. Cela donne une idée des marges de manoeuvre qu’un gouvernement de Front de gauche pourrait mobiliser !

Retour de balancier
M. Peyrelevade objecte encore que le retour de balancier au profit du travail réduirait la part du capital au point de compromettre tout investissement des entreprises. Voyons les faits. En 1990, 75 % de la part du capital étaient destinés aux investissements contre à peine 57 % en 2007. La part captée par les actionnaires est passée de 22 % à 36 %. C’est donc bien la domination des actionnaires et leur avidité qui brisent l’investissement.

M. Peyrelevade nous accuse de mentir. Un expert parle ! Ancien président du Crédit lyonnais, il fut condamné dans l’affaire Executive Life par la justice américaine pour « fausses déclarations », qu’il reconnut ; il en coûta plus de 700 millions de dollars à la France ! Aujourd’hui, il signe pudiquement sa tribune comme économiste ; il est pourtant dirigeant de la banque d’affaires Leonardo et vice-président du MoDem chargé des questions économiques. Malgré le drame qui s’avance en Europe, M. Peyrelevade rabâche les formules qui nous y ont conduits.
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Jean-Luc Mélenchon, député européen, président du Parti de gauche.

Abroger le bouclier fiscal ? C’est possible !

Jeudi 8 avril 2010

PROPOSITION DE LOI

tendant à abroger le bouclier fiscal,

PRÉSENTÉE

Par M. Thierry FOUCAUD, Mme Marie-France BEAUFILS, M. Bernard VERA, Mme Éliane ASSASSI, MM. François AUTAIN, Michel BILLOUT, Mme Nicole BORVO COHEN-SEAT, M. Jean-Claude DANGLOT, Mmes Annie DAVID, Michelle DEMESSINE, Évelyne DIDIER, M. Guy FISCHER, Mmes Brigitte GONTHIER-MAURIN, Gélita HOARAU, M. Robert HUE, Mme Marie-Agnès LABARRE, M. Gérard LE CAM, Mmes Josiane MATHON-POINAT, Isabelle PASQUET, MM. Jack RALITE, Ivan RENAR, Mmes Mireille SCHURCH, Odette TERRADE et M. Jean-François VOGUET,

Sénateurs

(Envoyée à la commission des finances, sous réserve de la constitution éventuelle d’une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.)

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Les sénateurs du groupe communiste républicain citoyen et les sénateurs du parti de gauche avaient soumis au débat du Sénat le 26 mars 2009 une première proposition de loi qui tendait à l’abrogation du bouclier fiscal.

Ils avaient souligné à l’époque l’indécence de maintenir une disposition fiscale qui favorise quelques milliers de privilégiés alors que la société toute entière était frappée de plein fouet par une crise économique sans précédent.

Depuis des années, les politiques publiques sont mises au service des plus grandes entreprises et des ménages les plus aisés, en s’appuyant sur l’illusoire credo qu’un allégement des impôts des plus fortunés et des grands groupes peut créer les conditions de relance de l’activité économique, de la croissance et de l’emploi.

Le bouclier fiscal participe, de manière symbolique à plus d’un titre, de cette démarche dont les allégements progressifs des tranches les plus élevées de l’impôt sur le revenu, l’extension des niches fiscales, la baisse du taux de l’impôt sur les sociétés ou, plus récemment encore, la suppression de la taxe professionnelle ont été, à un moment donné ou un autre, parfois en même temps, les manifestations les plus significatives.

Le bouclier fiscal, qui tend à plafonner à 50 % du revenu des contribuables le total des sommes qu’ils versent à l’État, aux collectivités locales et à la sécurité sociale avait constitué l’un des arguments principaux de la campagne électorale présidentielle.

Les « résultats » du bouclier fiscal pour 2009 viennent d’être annoncés par le ministre de l’économie, Mme LAGARDE. Ce sont autour de 586 millions d’euros qui ont été versés à environ 16 500 personnes, chiffre en nette hausse par rapport à l’année précédente.

Il faut rappeler qu’en 2008, une somme de 368 millions d’euros avait bénéficié à 1 000 personnes, soit 368 000 francs en moyenne par personne, équivalent à 30 ans de SMIC. Pire, 150 personnes s’étaient partagées 150 millions d’euros.

Une récente étude de l’Insee annonce pourtant que le nombre de personnes dépassant 100 000 euros de revenus annuels a cru de 20 % entre 2004 et 2007 et de 70 % pour ceux dépassant 500 000 euros. Les inégalités sociales se sont donc fortement accrues durant ces dernières années, dans notre pays où 8 millions de Français gagnent moins de 908 euros par mois et sont sous le seuil de pauvreté.

Un tel privilège fiscal à l’égard de détenteurs de patrimoines considérables et bénéficiaires de très hauts revenus est d’autant moins acceptable, que des centaines de milliers de chômeurs se sont ajoutés aux millions existants, que le pouvoir d’achat baisse et que, enfin, une dure réforme des retraites est annoncée au nom de la sauvegarde des finances publiques.

Il y a un an, la majorité sénatoriale a refusé d’abroger le bouclier fiscal.

Mais les temps changent et les Français ont lourdement sanctionné la politique voulue et mise en oeuvre par Nicolas SARKOZY à l’occasion de récentes élections régionales.

L’autisme ou l’obstination ne sont plus de mise, alors que 67 % des Français se prononcent sans équivoque pour la suppression ou la suspension du bouclier fiscal.

Il est temps de mettre un terme à cette disposition d’injustice fiscale qui symbolise une vision de la société archaïque qui assiste les plus riches et pénalise l’immense majorité, qui se débat dans les difficultés du quotidien.

Une vaste réforme de la fiscalité pour contraindre les grosses fortunes et revenus à participer à la solidarité nationale, et pour drainer l’argent vers l’emploi et les services publics et non pas vers les intérêts privés et spéculatifs, est à mettre en oeuvre.

Mais il faut aujourd’hui commencer par répondre à l’urgence, entendre nos concitoyens, en un mot, par abroger le bouclier fiscal.

PROPOSITION DE LOI

Article 1er

Les articles 1er et 1649 O-A du code général des impôts sont abrogés.

Article 2

La présente loi s’applique aux revenus de l’année 2009 et des années suivantes.

La Justice suspend « le plan social » de Philips à Dreux

Dimanche 21 février 2010

Présent hier au rassemblement des « Philips » devant le ministère de l’Industrie, je suis satisfait de la décision du tribunal de Chartres de suspendre le plan social de Philips, symbole d’une Europe soumise aux lois du marché où les travailleurs sont renvoyés à un statut de marchandise que l’on peut déplacer à la guise des actionnaires.

La décision de justice permet la réouverture de l’usine et laisse désormais un espoir aux salariés de Philips.

Il faut désormais que Joël Karecki, président de Philips France revienne sur le gâchis industriel que constitue la fermeture de l’usine de Dreux.

La mobilisation a commencé à payer. Il faut qu’elle se poursuive autour des salariés de Philips et leurs syndicats pour obtenir une victoire qui ferait date.

Le Parti de Gauche, et plus généralement le Front De Gauche, resteront mobilisés dans la région Centre et partout en France, aux cotés des travailleurs qui sont aujourd’hui en luttes contre les méfaits du libéralisme chez Philips, Total, IKEA ou ailleurs…

Eric Coquerel

http://www.dailymotion.com/swf/xca9o5

A propos de l’affaire du comité central d’entreprise d’Air France

Mercredi 20 janvier 2010

Entretien avec Edmond Mauduy délégué CGT à Air France

lundi 11 janvier 2010 (21h51)
Que se passe-t-il au CCE d’Air France ?

Edmond ne cache pas sa colère et sa stupeur à la fois sur ce qui s’est passé au CCE et sur la façon dont les médias se sont emparés de l’affaire.

Edmond : « La CGT est majoritaire à Air France et à ce titre a géré majoritairement le CCE. Quand elle avait la responsabilité de la gestion les comptes étaient clairs et équilibrés. Personne n’avait à se plaindre mais voilà si on était majoritaires nous n’avions pas plus de 50% des sièges et en 2007, une coalition CFDT, FO, CGC a pu enlever la majorité de gestion…et en 2 ans ils ont tout dilapidé !

Devant cette situation, et avant même de connaître l’étendue des dégâts, la CGT pressentant ce qui était en train de se passer, a demandé un audit et la démission des fautifs. C’est grâce à cette attitude que les responsables de cette situation ont été contraints successivement à la démission laissant en dernier ressort la CFDT seule assumer la débâcle.

La CGT a demandé et obtenu, sans attendre les résultats de l’audit, la désignation d’un bureau provisoire de gestion afin de remettre de l’ordre dans les comptes.Les chiffres (20 à 25 millions de déficit) et les raisons avancées (pour 95% une gestion catastrophique et pour 5% une utilisation frauduleuse) par la presse sont exacts on peut simplement se demander comment elle a eu le rapport avant tout le monde puisque les élus au CCE ne l’ont eu que dans l’après midi de ce lundi.

L’autre question que l’on peut se poser c’est pourquoi un média comme France Inter a parlé ce matin « des syndicats » sans jamais citer précisément les organisations qui ont trempé dans cette gestion et celle qui a dénoncé cela.
Il y a même pire, ce matin France 2 a fait son reportage sur le sujet en filmant le bureau et les drapeaux de la CGT, accréditant ainsi l’idée que les fauteurs sont chez nous alors que c’est justement nous qui dénonçons le scandale !!!

La chaine avait promis un démenti qui bien sûr n’est pas venu !

Nous allons nous exprimer collectivement sur cette question mais je peux déjà vous dire que la CGT ne lâchera pas sur cette question. Il en va des droits des salariés, de la justice sociale et ce ne sont pas les gesticulations médiatiques qui vont arrêter notre combat ».

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