Archive de la catégorie ‘Europe’

LE PS APPROUVE LE PLAN D’AUSTERITE POUR LA GRECE

Dimanche 9 mai 2010

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Jérôme Cahuzac président PS de la commission des finances à l’Assemblée Nationale a été le porte-parole de son parti lors du débat sur le soutien financier à la Grèce. Dans un discours particulièrement insipide, il donne l’aval des socialistes français au plan d’austérité pour la Grèce.

Un  document à diffuser largement !

Le peuple Grec n’est pas responsable de la crise !

Jeudi 6 mai 2010

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Le Front de Gauche a témoigné le 5 mai sa solidarité avec le peuple Grec en se rassemblant devant le siège manceau de la Banque de France. Les militants présents ont déployés un slogan correspondant à la situation : Les Banques s’en Grèce !

Il n’y a pas de plan d’aide français à la Grèce. La loi votée lundi par les députés UMP et PS ne comporte pas une seule fois ce mot. Ni d’ailleurs celui de solidarité. Chaque fois que le texte mentionne le prêt de la France, il rappelle que son unique objectif est la « stabilité financière de la zone euro ». Il se vante même de prêter cet argent à des taux « sensiblement supérieurs » à ceux auxquels la France l’emprunte. Ce n’est donc pas un plan d’aide mais un prêt sur le dos des Grecs.

Quant à sa dimension française, elle n’existe pas. La loi votée nous inscrit dans un dispositif contrôlé de A à Z par la Commission, la Banque Centrale Européenne et le FMI, conformément aux exigences allemandes. Ces instances devront notamment « négocier avec les autorités grecques l’accord de prêt et les conditionnalités qui lui sont attachées ». La loi accepte par avance les conditions imposées par Barroso, Trichet et le FMI au peuple grec. Elle interdit tout prêt en dehors de ce cadre. C’est dire la triste hypocrisie de Benoît Hamon lorsqu’il prétend que le PS a voté « l’aide » mais pas le plan d’austérité qui en est la condition explicite et absolue.

Un plan d’une violence sociale sans précédent s’abattra donc sur le peuple grec avec la complicité du gouvernement social-démocrate de Papandréou. Un nouveau coup de rabot après les trois plans d’austérité déjà adoptés en 6 mois. Les 13e et 14e mois qui compensent le faible traitement des fonctionnaires et des retraités sont supprimés. La TVA passée de 19 à 21% sera portée à 23% L’investissement public est amputé de 1,5 milliard. Les annuités pour la retraite passent de 37 à 40 ans. Les licenciements seront facilités dans le privé et un CPE (sous-SMIC) créé pour les jeunes et les chômeurs de longue durée. Ces dernières mesures sont sans rapport avec la dette de l’Etat mais c’est toujours ça de pris pour les libéraux ! Bien sûr ce plan ne remet pas en cause les privilèges du premier propriétaire foncier et immobilier du pays qui ne paie pas un sou d’impôt, l’Eglise. Ni ceux des armateurs qui y concentrent la richesse. Le budget de la défense qui est l’un des plus importants d’Europe ne sera pas réduit.

Les taux « punitifs » théorisés par les Etats européens pour redresser le mauvais élève grec punissent donc le petit peu Le peuple qui n’y peut mais. Ils provoqueront une récession qui réduira les ressources nécessaires pour rembourser.

Le bug grec est en marche.

SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE GREC

Vendredi 30 avril 2010

http://www.dailymotion.com/swf/video/xd4buw_solidarite-avec-le-peuple-grec-saig_news

 

Rassemblement au Mans, mercredi 5 mai à 17 h, devant la Banque de France, place Lecouteux (!)

Contre les dictats des banques et du Fonds Monétaire International !

Grèce : Plier ou faire plier ?

Mercredi 28 avril 2010

 

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  Dans le calvaire grec, la responsabilité des dirigeants politiques du pays est écrasante. Non pas que le Grec soit génétiquement dépensier et corrompu comme on le susurre. Le refrain des élites européennes est connu : les pauvres ne savent pas gérer l’argent qu’on leur donne. Bon prétexte pour les laisser crever la gueule ouverte. En vrai, la corruption découle du déversement sur une petite économie d’un flot d’argent distribué selon le mode opaque de l’Union européenne. Elle marque une croissance exclusivement basée sur les services, l’immobilier et la finance… piliers des prétendus « miracles économiques » vantés par les dirigeants européens. Et si la chaîne a cédé en Grèce, elle craque aussi en Espagne, en Grande-Bretagne, au Portugal, en Irlande.

Non, la plus grande faute des dirigeants socialistes grecs est de vouloir surmonter cette crise en obéissant aux diktats des banques et des marchés.  Les sacrifices imposés au peuple ont été immédiatement captés par la finance à travers le relèvement des taux d’intérêt. Les vampires de la Finance sont excités et non calmés par l’odeur de la saignée ! On le sait d’expérience. Il leur faut toujours plus, au point où la société implose comme cela s’est produit non pas une fois, mais à plus de dix reprises en Amérique Latine. C’est en effet la logique même du système que de chercher l’accumulation maximale en « testant » la capacité des Etats à résister à la spéculation. Dès lors céder au premier choc, c’est inviter la Finance à une nouvelle offensive.

La seule attitude efficace, c’est de rendre coup pour coup. Refuser l’argent du FMI comme l’ont fait les Argentins. Exproprier les multinationales comme Deutsche Telekom et Siemens qui se sont offert le service public grec des télécoms avec moult pots de vin au passage au lieu de leur promettre de nouvelles privatisations. Sanctionner Goldman Sachs car c’est cette banque qui a maquillé les comptes comme elle le fait pour tous ses clients. Ne pas mendier une solidarité européenne désormais officiellement enterrée avec l’appel au FMI, mais la provoquer de force en menaçant de faire exploser tout ce système financier qui prend les peuples à la gorge. Hélas ceci n’est pas envisageable par la social-démocratie qui dirige en Grèce. Donc les banques continuent. Elles plieront le jour où un peuple audacieux portera l’autre gauche au pouvoir.

Election du président du parlement européen : les socialistes votent à droite

Jeudi 16 juillet 2009

Deux candidats se sont présentés à l’élection du Président du parlement Européen : le candidat de droite, présenté par le Parti Populaire Européen,  Jerzy Busek et notre camarade Eva-Britt Svensson, militante féministe suédoise. Elle a obtenue 89 voix, alors qu’il y avait 32 députés présents de la gauche unitaire européenne (GUE). D’autres forces politiques de gauche ont donc voté pour nous. En tout cas pas les socialistes français qui ont décidé courageusement de s’abstenir ! Seuls les deux députés du courant de gauche du PS  « Un monde d’Avance », Liêm Hoang Ngoc et Françoise Castex ont respecté leurs convictions. Le député sarthois, Stéphane Le Foll, s’est abstenu, il profite ainsi de la course au plat de lentilles : une vice-présidence de commission. Pour lui, l’abstention est une option !

Nous publions ci-dessous le communiqué des deux élus socialistes qui sont restés fidèles à leur convictions :

Le Parlement Européen a élu son Président ce mardi 14 juillet à Strasbourg. Une élection vidée de tout débat de fond et marquée par une négociation de marchands de tapis pudiquement appelée « accord technique ». Cet accord négocié entre le Parti Populaire Européen (PPE) et l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates (S&D) – le nouveau nom du groupe PSE après l’intégration des démocrates italiens, un sujet qui mériterait un article à lui seul) porte sur le partage du pouvoir au sein du Parlement Européen. Il prévoit la division du mandat de président de l’assemblée en deux périodes de deux ans et demi – la première revenant à la droite, la deuxième à la gauche – et influe de manière significative sur la distribution des présidences de commissions parlementaires. Pour l’Allemand Martin SCHULZ, reconduit à la tête du groupe S&D, l’entente avec le PPE s’inscrit autant dans la culture du lieu que dans une logique politique purement allemande : il reproduit au Parlement européen la Grande Coalition de Berlin. Mais il s’agit aussi d’une stratégie personnelle : l’accord lui ouvre les portes de la Présidence pour juillet 2012.

La question de l’accord technique n’a d’ailleurs à aucun moment fait l’objet d’un vote, ni même d’un débat au sein du groupe S&D. Etonnant, quand on sait que Joseph DAUL, Président du PPE, avait clamé qu’il n’y aurait d’accord qu’avec les groupes qui soutiendraient la candidature de Barroso à la Commission européenne ! Force est de constater que les socialistes français étaient parmi les seuls à y être opposés.

C’est donc avec les voix d’une grande partie de nos camarades européens que le conservateur polonais Jerzy BUZEK, qui s’est par le passé illustré par ses positions homophobes et anti-avortement, a pu accéder au poste de Président.

Les membres de la Délégation socialiste française n’ont évidemment pas voté pour Monsieur BUZEK, car au-delà du fait que ce dernier incarne des idées fondamentalement incompatibles avec les valeurs qui sont les nôtres, nous avons dès le début du processus de négociations, refusé tout accord de ce type avec le PPE, fût-il seulement technique. De telles pratiques contribuent en effet à brouiller le clivage gauche-droite et le message envoyé à nos électeurs, qui souhaitent une plus grande clarté dans nos prises de position.

A l’heure où notre première secrétaire Martine AUBRY lance un appel à l’édification d’une maison commune de la Gauche, il est cependant surprenant que beaucoup au sein de cette même délégation socialiste française n’aient pas voulu apporter leur soutien à Eva-Britt SVENSSON, la candidate de la Gauche Unie Européenne (communistes et gauche verte nordique). Pour notre part, quand un candidat de gauche s’oppose à un candidat de droite, notre choix est vite fait :
l’abstention n’est pas une option. Nous avons donc voté pour la candidate de la GUE.

Liêm Hoang Ngoc, député européen, région Est
Françoise Castex, députée européenne, région Sud-Ouest