Archive de la catégorie ‘Valéo’

Débrayage chez Valéo pour une revalorisation de 3,5% des salaires

Jeudi 11 mars 2010

Les salariés de Valéo La Suze ont effectué plusieurs débrayages pour peser sur les négociations salariales annuelles. Ils demandent (à juste titre) une augmentation générale de 3,5%. Le comité sud-sarthe du Parti de Gauche apporte son soutien aux salariés.

Des Nouvelles de l’ex PDG de Valéo

Mardi 19 mai 2009

L’ex PDG de Valéo, Thierry Morin, n’a pas oublié de partir avec son parachute doré de 3,2 millions d’euros, mais il a laissé traîner des oreilles derrière lui. Des « enregistrements clandestins » qui , manque de bol, ont été retrouvés. Après trois longues semaines d’enquêtes internes - on n’est jamais mieux servis que par son propre service de sécurité – Valéo a finalement opté pour la voie officielle. Hier, le conseil d’administration de l’équipementier a décidé de saisir la justice après « la découverte d’enregistrements de certaines réunions d’administrateurs ». Une sombre histoire d’espionnage industriel ? Même pas. L’objectif de cette barbouzerie serait en fait très trivial. Thierry Morin aurait voulu suivre des délibérations du conseil sur ses conditions de départ, dont il était exclu. Du coup, les administrateurs recommandent à présent aux actionnaires de ne pas approuver la résolution qui validera le 9 juin le parachute doré de Morin. Si c’est le cas, l’ex-PDG devra sans doute rembourser les 3,2 millions. Et oui Thierry, fallait pas écouter aux portes.

Medhi Fikri.

 Humanité du 19 mai 2009

 

Valéo : des indemnités de départ majorées de 10 000 €

Dimanche 26 avril 2009

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Près de 500 manifestants ont répondu à l’appel du collectif Auto de la C.G.T pour soutenir les Valéos et plus largement toute la filière automobile sarthoise. Plusieurs élus étaient présents, Maryse Berger, 1ère adjointe au maire du Mans, Gilles Leproust, maire d’Allonnes, Patrice Perderaux, maire-adjoint du Mans, coordinateur départemental du Parti de Gauche… Après 11 heures de négociations, l’intersyndicale a signé un accord avec la direction. Le protocole ne porte pas sur les suppressions d’emploi, rappelons que 218 postes de main-d’oeuvre directe et d’encadrement seront supprimés en 2009, et 103 postes en 2010. L’accord signé majore de 10 000 € l’indemnité de départ volontaire dont le montant varie selon l’ancienneté.

Solidarité avec les salariés de Valéo La Suze.

Mardi 21 avril 2009

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Les salariés de Valéo La Suze sont en grève depuis le jeudi 16 avril. Le mouvement est très largement suivi.

Les représentants de l’intersyndicale devait rencontrer le préfet de la Sarthe ce mardi 21 avril pour demander une intervention de l’État actionnaire dans le conflit qui l’oppose à la direction de Valéo. Un barrage filtrant a été mis en place à proximité de l’usine, les salariés distribuent des tracts et appelle à la solidarité financière.

Les négociations achoppent sur le montant des indemnités de licenciement « Nous souhaitons obtenir 10 000 €, cela permettrait à ceux qui vont perdre leur emploi de tenir plusieurs mois. Aujourd’hui, il y a 150 personnes qui ont vu la cellule de mobilité externe. Seulement 19 ont la garantie d’un emploi après. Avec la crise, les choses ne vont pas s’améliorer pour retrouver du travail » explique Gilles Hubert, délégué C.G.T (*)

D’ores et déjà le collectif Auto de la CGT Sarthe appelle les salariés du secteur automobile à débrayer massivement le vendredi 24 avril, pour le maintien et le développement de l’emploi, l’augmentation des salaires, l’amélioration des conditions de travail, le maintien du salaire à 100% par les employeurs en période de chômage partiel.

Un rassemblement est prévu à 11 h 30 sur le parking communal de Valéo La Suze.

 

Le comité du canton de La Suze du Parti de Gauche

apporte son soutien aux salariés de Valéo La Suze.

 

* Le Maine Libre du 21 avril 2009.

 

 

 

3,2 millions d’indemnités de départ pour Thierry Morin !

Mardi 24 mars 2009

Trop, c’est trop ! Chaque semaine, un nouveau scandale financier éclate sur la place publique. La presse rapporte aujourd’hui le parachute en or massif du PDG de Valéo pour son départ de l’entreprise.

Valéo, sous-traitant automobile, a perdu 207 millions d’euros en 2008, un plan de départ prévoit 1600 suppressions d’emplois, l’Etat a injecté le 25 février dernier 19 millions d’euros et a pris 8 % du capital, via le fonds stratégique d’investissement nouvellement créé.

Malgré ce bilan, son PDG, Thierry Morin, devrait quitter l’entreprise avec un chèque de 3,2 millions d’euros. C’est ce que prévoit son contrat de travail mais assorti de conditions de performances. Le conseil d’administration a donc dû faire une lecture bienveillante des résultats pour lui attribuer une telle somme correspondant à deux ans de salaire. Reste à obtenir l’aval des actionnaires pour que la mesure devienne effective.

Nicolas Sarkozy et sa ministre des finances, Madame Lagarde, ne manqueront pas de s’offusquer comme ils le font régulièrement depuis des mois. Madame Parisot, patronne du Medef nous gratifiera sûrement d’un jugement sentencieux dont elle a le secret. Mais tous sont complices : les premiers qui ne légifèrent pas alors qu’ils en ont le pouvoir, la dernière parce qu’elle refuse une telle mesure.

Alors que les plans de licenciements, restructurations et suppressions d’emplois se succèdent ; alors qu’un nombre croissant de nos concitoyens connaît des fins de mois difficiles ; voir les grands patrons s’attribuer qui des bonus, qui des stock-options, qui des parachutes dorés, est proprement insupportable. Les énormes sommes en questions sont révélatrices des formidables inégalités de rémunérations dans notre pays ; elles-mêmes révélatrices d’une répartition profondément inégalitaire de la richesse créée entre le capital et le travail. Cela doit changer !

Le Parti de Gauche propose des mesures fortes :

 Dans la proposition de loi déposée à l’Assemblée Nationale et au Sénat par les parlementaires du Parti de Gauche, il est indiqué :

 Article 17 : « Il est institué un salaire maximum légal dont le montant ne peut pas dépasser vingt fois celui du salaire minimum. Le salaire maximum légal inclut, le cas échéant, la partie fixe du salaire et la partie variable en fonction des objectifs prévus au contrat de travail ou du chiffre d’affaire généré par l’activité du salarié ». Qu’attendent Sarkozy et Lagarde pour s’en inspirer ? 

Par ailleurs, dans son plan d’urgence, le Parti de Gauche réclame aussi :
- le plafonnement des dividendes des actionnaires et la suppression des « bonus » des dirigeants d’entreprises,
- la suppression des stock-options, sauf pour les petites et moyennes entreprises nouvellement crées et durant les 5 premières années. 

Parallèlement, il faut augmenter les salaires :
- revalorisation immédiate du SMIC pour atteindre 1500 euros net au 1er juillet 2010, avec un fonds de compensation partielle et temporaire pour les PME qui maintiennent l’emploi,
- augmentation de 300 euros du minimum de pension et des minima sociaux,
- conditionnement du maintien des aides publiques et exonérations sociales dont bénéficient les employeurs à la conclusion d’un accord collectif d’augmentation des salaires d’ici fin 2009,
- indexation des salaires, pensions, minima sociaux  sur les prix.

Pour combattre la crise, il faut s’attaquer à ses racines – notamment la suraccumulation par une minorité de profits exorbitants qui ont nourri une spéculation effrénée – et instaurer une nouvelle redistribution des richesses.

L’Etat renforce sa participation dans Valéo.

Lundi 2 mars 2009

Le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) créé par le gouvernement a décidé d’investir 19 millions d’euros dans le capital de Valéo, soit 2,35%. L’Etat renforce ainsi sa position puisque que la Caisse des Dépôts et Consignations détenait déjà 5,98% du capital. Avec ses 8,33%, l’État Français devient le deuxième actionnaire du groupe derrière le fonds américain Pardus.

Il serait donc tout à fait normal que le gouvernement dispose de sièges au conseil d’administration afin de peser sur la politique du groupe qui souhaite supprimer 5 000 postes au niveau mondial dont 1 600 en France et plus de 300 sur le site de La Suze. Pour l’instant, rien n’est décidé dans ce domaine. Il serait logique également de poser la question du montant du salaire maximum des dirigeants et de tout ce qui va avec !

L’intersyndicale de Valéo (CGT, CFE-CGC, CFDT, FO, CFTC, Sud Métallurgie, Solidaires Valéo) appelle à un rassemblement des salariés Valéo, le vendredi 6 mars à Paris, à 11 h, devant le siège social du groupe.